Qu’est-ce qu’un fichier GEDCOM et à quoi sert-il ?


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Un fichier GEDCOM est un format standard conçu pour échanger des informations généalogiques entre différents logiciels et services. Il permet de transporter des personnes, leurs liens familiaux, des dates, des lieux, des événements, des sources et de nombreuses autres informations sans avoir à tout saisir à nouveau.

Son extension la plus courante est .ged.

Si vous possédez déjà une généalogie dans un autre service, le GEDCOM peut donc servir de passerelle vers un nouvel outil. Et si vous débutez complètement, commencez plutôt par notre guide
> Comment commencer sa généalogie familiale quand on n’y connaît rien ?

Que signifie GEDCOM ?

GEDCOM signifie Genealogical Data Communication (GEnealogical Data COMmunication)

Contrairement à un simple document ou à un tableau, un fichier GEDCOM ne stocke pas uniquement une suite de noms et de dates. Il conserve également les relations qui permettent de comprendre comment les personnes sont reliées entre elles.

Il peut par exemple indiquer qu’une personne est l’enfant de deux autres personnes, qu’elle s’est mariée, qu’un événement s’est produit à une certaine date dans un certain lieu ou qu’une information provient d’une source donnée.

C’est cette structure qui rend le format particulièrement utile pour transférer une généalogie entre des outils différents.

FamilySearch décrit officiellement GEDCOM comme une spécification permettant l’échange d’informations généalogiques entre différents logiciels. Des centaines de produits savent aujourd’hui lire ou écrire ce format. FamilySearch

À quoi sert concrètement un fichier GEDCOM ?

Le premier usage est simple : déplacer une généalogie d’un outil compatible vers un autre.

Vous pouvez par exemple avoir travaillé plusieurs années dans un logiciel, exporter vos informations en GEDCOM puis importer ce fichier dans un autre service.

Cela peut éviter de ressaisir manuellement :

  • les personnes ;
  • les relations familiales ;
  • les dates de naissance et de décès ;
  • les mariages et autres événements ;
  • les lieux ;
  • certaines notes ;
  • certaines sources ;
  • certaines informations complémentaires.

Le GEDCOM peut également servir à conserver une copie structurée de son travail, à transmettre des recherches à un proche ou à exploiter les mêmes informations dans plusieurs outils.

Toutes les versions et tous les logiciels n’interprètent cependant pas exactement les mêmes informations. Il est donc toujours utile de vérifier le résultat après un import. FamilySearch précise lui-même que l’implémentation du standard peut varier d’un produit à l’autre. FamilySearch

Quelles informations peuvent exister dans un fichier GEDCOM ?

Un GEDCOM est beaucoup plus riche qu’un tableau avec quatre colonnes « nom, prénom, date, lieu ».

Le standard organise les informations sous forme de records, structures et sous-structures. La version exacte du GEDCOM ainsi que le logiciel d’origine déterminent ce qui sera réellement présent dans un fichier.

Parmi les grandes familles d’informations prévues par le standard, on trouve notamment :

Les personnes

Un fichier peut contenir :

  • nom ;
  • prénoms ;
  • variantes de nom ;
  • sexe ;
  • identifiants ;
  • titres ;
  • surnoms ;
  • différents attributs associés à la personne.

Les relations familiales

Le GEDCOM peut représenter :

  • parents ;
  • enfants ;
  • conjoints ;
  • familles ;
  • unions ;
  • relations entre une personne et un groupe familial.

C’est cette partie qui permet de reconstruire automatiquement la structure généalogique après un import.

Les événements individuels

Le format peut notamment représenter :

  • naissance ;
  • baptême ;
  • décès ;
  • inhumation ;
  • crémation ;
  • résidence ;
  • naturalisation ;
  • immigration ;
  • émigration ;
  • retraite ;
  • événements religieux ou civils ;
  • événements personnalisés lorsque l’outil les prend en charge.

Les événements familiaux

On peut également rencontrer :

  • mariage ;
  • fiançailles ;
  • divorce ;
  • séparation ;
  • publication des bans ;
  • autres événements liés au couple ou à la famille.

Les dates

Une information GEDCOM peut comporter :

  • une date précise ;
  • une période ;
  • une date approximative ;
  • une date antérieure ou postérieure ;
  • certaines formes de plages chronologiques.

Les lieux

Le format peut transporter des informations relatives aux :

  • lieux de naissance ;
  • lieux de mariage ;
  • lieux de décès ;
  • lieux de résidence ;
  • coordonnées géographiques lorsque la structure utilisée le permet.

Les professions et autres attributs

Un GEDCOM peut également contenir des éléments comme :

  • profession ;
  • éducation ;
  • nationalité ;
  • religion ;
  • titre ;
  • identifiant ou numéro associé à certains documents.

Les notes

Des notes peuvent être rattachées aux personnes, aux événements ou à d’autres éléments du fichier.

GEDCOM 7 a notamment enrichi la prise en charge des notes et de leur mise en forme. FamilySearch

Les sources et citations

Le standard permet de décrire :

  • une source ;
  • une citation ;
  • un dépôt d’archives ;
  • des références permettant d’indiquer d’où provient une information.

Les médias

Selon la version du format et le logiciel utilisé, le GEDCOM peut contenir des références vers des médias.

GEDCOM 7 introduit également GEDZip, qui permet d’associer le fichier généalogique et des fichiers externes, par exemple des photos, dans une même archive. FamilySearch

Les informations techniques

Un GEDCOM comporte aussi des informations destinées aux logiciels :

  • version du format ;
  • logiciel ayant créé le fichier ;
  • encodage ;
  • identifiants ;
  • informations de structure ;
  • extensions propres à certains outils.

La liste technique complète est beaucoup plus longue que cette présentation. Le standard FamilySearch GEDCOM 7 représente aujourd’hui plus d’une centaine de pages de spécification et autorise également des extensions documentées. Pour une liste exhaustive des tags et sous-structures, la spécification officielle FamilySearch GEDCOM reste la référence. FamilySearch GEDCOM

GEDCOM et CSV : quelle différence ?

La différence fondamentale tient en une phrase :

Un CSV organise des valeurs dans un tableau. Un GEDCOM organise des informations généalogiques et les relations qui les relient.

Prenons un exemple très simple.

Un fichier CSV pourrait ressembler à ceci :

NomPrénomNaissanceLieu
MartinJeanne1924Bordeaux
MartinPaul1951Paris
DurandMarie1953Lyon

C’est très pratique pour effectuer des tris, des filtres ou des calculs.

Mais ce tableau ne dit pas nécessairement que Jeanne est la mère de Paul, que Paul et Marie sont mariés, qu’ils ont deux enfants ou qu’une source particulière confirme la date de naissance de Jeanne.

Le GEDCOM peut conserver cette structure.

CSV

Le CSV est particulièrement adapté à :

  • Excel ;
  • Google Sheets ;
  • Airtable après import ;
  • analyses en colonnes ;
  • tris et filtres ;
  • traitements statistiques simples.

GEDCOM

Le GEDCOM est conçu pour :

  • représenter une généalogie ;
  • conserver les relations familiales ;
  • rattacher des événements aux bonnes personnes ;
  • transférer ces informations entre outils compatibles ;
  • conserver des sources, notes et structures plus complexes.

Les deux formats ne sont donc pas concurrents.

Ils répondent à deux besoins différents.

Un généalogiste peut parfaitement utiliser un GEDCOM pour conserver les relations généalogiques et un tableau pour travailler sur une sélection d’informations.

Peut-on ouvrir un fichier GEDCOM dans Excel ?

Techniquement oui, mais Excel ne comprend pas naturellement sa structure généalogique.

Un fichier .ged est essentiellement un fichier texte structuré. Vous pouvez donc l’ouvrir ou l’importer comme du texte.

Mais vous verrez des lignes comportant des niveaux, des identifiants et des tags comme INDI, FAM, NAME, BIRT, DATE ou PLAC.

Excel ne transforme pas spontanément ces instructions en un tableau propre contenant une ligne par personne.

Pour exploiter correctement un GEDCOM dans Excel, il faut généralement le convertir ou l’interpréter avant de produire les tableaux souhaités.

Peut-on ouvrir un fichier GEDCOM dans Google Sheets ?

Le principe est le même.

Google Sheets ne lit pas nativement un GEDCOM comme une généalogie.

On peut importer du texte ou convertir préalablement le contenu, mais il faut décider de la structure souhaitée :

  • une ligne par personne ;
  • une ligne par événement ;
  • un tableau des familles ;
  • un tableau des lieux ;
  • plusieurs feuilles liées entre elles.

Transformer directement un GEDCOM en une seule feuille peut faire disparaître une partie importante des relations présentes dans le fichier.

Peut-on utiliser un GEDCOM dans Airtable ?

Oui, après transformation de sa structure.

Airtable peut être particulièrement intéressant parce qu’il permet de créer plusieurs tables reliées : personnes, familles, événements, lieux, sources, etc.

Mais Airtable ne reconnaît pas automatiquement un fichier .ged comme un ensemble de relations généalogiques.

Il faut donc interpréter le GEDCOM puis répartir les informations dans les tables correspondantes.

C’est une différence importante : ouvrir un fichier est facile ; conserver correctement ce qu’il signifie est plus complexe.

Peut-on lire directement un GEDCOM avec un éditeur de texte ?

Oui.

Le GEDCOM est un format texte. Une ligne peut par exemple contenir un niveau hiérarchique, un identifiant, un tag et une valeur.

Un fichier peut donc être lu avec un éditeur de texte, mais il n’est pas conçu pour être agréable à parcourir de cette manière.

L’objectif du format est d’abord d’être compris par des logiciels compatibles.

FamilySearch décrit d’ailleurs le GEDCOM comme un fichier texte contenant des informations généalogiques et des métadonnées permettant de relier les différents enregistrements. FamilySearch GEDCOM

Comment importer un fichier GEDCOM ?

Le fonctionnement dépend du service utilisé, mais le principe est généralement le même :

  1. exportez votre généalogie depuis votre outil actuel ;
  2. choisissez le format GEDCOM ;
  3. récupérez le fichier .ged ;
  4. ouvrez la fonction d’import du nouveau service ;
  5. sélectionnez votre fichier ;
  6. laissez l’outil reconstruire les personnes et leurs relations ;
  7. vérifiez le résultat.

Cette dernière étape est importante.

Contrôlez au minimum quelques personnes de référence, les relations parents-enfants, les conjoints, les dates et les lieux.

Comment exporter sa généalogie en GEDCOM ?

Dans un service compatible, cherchez généralement une commande appelée :

Exporter,
Exporter GEDCOM,
ou une formulation équivalente.

Le logiciel produit alors un fichier .ged.

Contrairement à un PDF ou à une image, ce fichier conserve une structure que d’autres outils compatibles peuvent interpréter.

C’est précisément ce qui rend le format intéressant lorsque l’on souhaite continuer son travail ailleurs.

Un GEDCOM contient-il les photos ?

Pas nécessairement.

Dans de nombreux fichiers GEDCOM classiques, les médias sont référencés mais restent des fichiers séparés.

GEDCOM 7 a introduit GEDZip, une archive .gdz qui peut regrouper les informations généalogiques et les fichiers associés, notamment des images. FamilySearch

Il faut donc vérifier ce que produit exactement votre logiciel avant de considérer qu’un export GEDCOM constitue une copie complète de tous vos documents.

Un fichier GEDCOM remplace-t-il une sauvegarde complète ?

Non, pas forcément.

Un GEDCOM peut préserver une très grande partie de la structure généalogique, mais tous les outils ne transfèrent pas nécessairement :

  • tous les médias ;
  • tous les paramètres ;
  • toutes les informations spécifiques au logiciel ;
  • toutes les extensions propriétaires ;
  • tous les éléments de présentation.

Il faut donc distinguer l’export de la généalogie et la conservation de l’ensemble des documents associés.

Comment Genealogo lit-il un fichier GEDCOM ?

Genealogo permet d’importer un fichier GEDCOM afin de reconstruire un Atlas à partir d’une généalogie déjà existante.

Au lieu de traiter le GEDCOM comme un simple tableau, Genealogo exploite les informations compatibles présentes dans sa structure : les personnes, leurs connexions, les dates, les lieux et les événements familiaux.

L’objectif est de transformer :

un fichier technique destiné à transporter une généalogie

en

un Atlas familial visuel que l’on peut parcourir.

Cela signifie qu’une personne ayant déjà travaillé dans un autre outil peut utiliser son GEDCOM comme point de départ, plutôt que de ressaisir manuellement l’ensemble de sa famille.

Une fois l’Atlas construit, Genealogo peut aussi rapprocher différentes informations afin de faire apparaître des coïncidences, ressemblances et liens inattendus entre les générations.

GEDCOM, Google Sheets, Airtable et Google Slides dans Genealogo

Pour les professionnels, Genealogo ne se limite pas au GEDCOM.

Les généalogistes peuvent également travailler avec des flux basés sur Google Sheets et Airtable, et utiliser Google Slides lorsqu’un dossier nécessite aussi un support de présentation classique.

Ces outils répondent à des besoins différents :

GEDCOM conserve la structure généalogique.
Google Sheets facilite le travail sous forme de tableaux.
Airtable permet de travailler avec des ensembles structurés et reliés.
Google Slides sert à produire une présentation.

Genealogo permet ensuite de transformer le travail destiné au professionnel en un Atlas familial interactif accessible au client sur invitation.

Découvrir Genealogo pour les généalogistes professionnels

Peut-on exporter les informations de Genealogo ?

Oui.

Les informations présentes dans Genealogo restent exportables, notamment au format GEDCOM pour permettre leur réutilisation avec d’autres outils compatibles.

C’est un principe important : construire son Atlas ne doit pas signifier enfermer son histoire familiale dans un format impossible à récupérer.

Faut-il connaître le GEDCOM pour faire de la généalogie ?

Non.

Vous pouvez commencer une généalogie sans jamais ouvrir vous-même un fichier GEDCOM.

Le format devient surtout intéressant lorsque votre travail grandit, lorsque vous souhaitez changer d’outil ou lorsque vous disposez déjà d’une généalogie construite ailleurs.

Si vous commencez aujourd’hui, retenez simplement ceci :

choisissez autant que possible un outil qui vous permet de récupérer vos informations dans un format reconnu.

Et si vous partez vraiment de zéro, notre guide Comment commencer sa généalogie familiale quand on n’y connaît rien ? Vous accompagne étape par étape.

En résumé : GEDCOM, c’est quoi ?

GEDCOM est un format standard d’échange de données généalogiques.

Il permet de représenter des personnes, leurs relations, leurs dates, leurs lieux, leurs événements et de nombreuses informations associées dans une structure que différents logiciels peuvent comprendre.

Un CSV organise des tableaux.
Un GEDCOM organise une généalogie.

Excel, Google Sheets et Airtable peuvent exploiter son contenu après conversion, mais ils ne reconstruisent pas naturellement toute sa structure à partir du fichier brut.

Et dans Genealogo, un GEDCOM peut servir de point de départ pour transformer une généalogie existante en Atlas familial visuel et interactif.

Questions fréquentes sur les fichiers GEDCOM

Quelle est l’extension d’un fichier GEDCOM ?

L’extension standard est .ged. GEDCOM 7 prévoit également le format GEDZip .gdz pour regrouper les informations généalogiques et certains fichiers associés. FamilySearch

GEDCOM est-il un format propriétaire ?

Le GEDCOM est une spécification publiée et maintenue par FamilySearch. Sa documentation actuelle est disponible publiquement et la version 7 est publiée sous licence Apache 2.0. GitHub

Peut-on convertir un GEDCOM en CSV ?

Oui, mais la conversion doit tenir compte des relations entre personnes, familles et événements. Une conversion trop simple vers un seul tableau peut faire perdre une partie de cette structure.

Peut-on ouvrir un GEDCOM dans Excel ou Google Sheets ?

On peut ouvrir ou importer le texte, mais Excel et Google Sheets ne reconstruisent pas automatiquement sa structure généalogique. Une conversion est généralement nécessaire pour obtenir des tableaux exploitables.

Peut-on importer un GEDCOM dans Airtable ?

Oui après transformation. Il est généralement préférable de répartir les informations entre plusieurs tables liées plutôt que de transformer toute la généalogie en un seul tableau.

Peut-on importer un GEDCOM dans Genealogo ?

Oui. Genealogo permet d’importer les informations compatibles d’un fichier GEDCOM pour construire un Atlas familial sans tout ressaisir manuellement.

GEDCOM 5.5.1 et GEDCOM 7 sont-ils identiques ?

Non. GEDCOM 7 modernise le standard et introduit plusieurs évolutions, notamment GEDZip pour les fichiers associés. Les versions anciennes restent néanmoins largement utilisées, et les capacités d’import/export peuvent varier selon les logiciels. FamilySearch GEDCOM

Une courte histoire du GEDCOM : de Salt Lake City aux logiciels de généalogie

Le GEDCOM apparaît en 1984 à l’initiative de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, dont le siège est à Salt Lake City.

La généalogie occupe historiquement une place importante dans cette Église — souvent connue du grand public sous le nom de communauté mormone — et l’informatisation croissante des recherches faisait apparaître un problème très concret : comment transférer les informations familiales d’un logiciel à un autre sans tout recommencer ?

GEDCOM a été conçu pour répondre à cette question.

Une première spécification est publiée en 1984. Le format évolue ensuite avec plusieurs versions, notamment GEDCOM 5.5 puis 5.5.1. En 2021, FamilySearch publie GEDCOM 7.0, qui modernise notamment la gestion des fichiers associés et clarifie plusieurs aspects du standard. La spécification continue d’être maintenue ; la documentation officielle affichait la version 7.0.18 en février 2026. FamilySearch GEDCOM

Le GEDCOM est aujourd’hui utilisé bien au-delà de son origine religieuse. Il est devenu l’un des principaux formats d’échange de données généalogiques entre services compatibles. FamilySearch